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La course à la succession de Guterres : l'ONU aura-t-elle une femme à la tête du Secrétariat général ?
Alors que le deuxième mandat du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, touche à sa fin, le processus de sélection du dixième secrétaire général des Nations unies a déjà commencé.
Sept personnalités originaires d'Amérique du Sud et d'Afrique se sont portés candidats pour briguer l'un des postes diplomatiques les plus importants au monde.
Le résultat de cette élection pourrait déterminer l'orientation de l'une des institutions internationales les plus importantes pour les années à venir.
Après avoir exercé deux mandats de cinq ans, Antonio Guterres devrait céder le pouvoir à son successeur à la fin de cette année.
Les Nations unies et leurs agences comptent plus de 100 000 employés et casques bleus.
Outre la direction de cette grande institution, le Secrétaire général est la figure de proue de la diplomatie des Nations Unies. Il est appelé à jouer le rôle de médiateur, de facilitateur du dialogue et de porte-parole de la communauté internationale lors des crises internationales.
Qui sont les candidats ?
Les sept candidats en lice sont :
- Michelle Bachelet – ancienne présidente du Chili.
- Maria Fernanda Espinosa – ancienne ministre des Affaires étrangères de l'Équateur et ancienne présidente de l'Assemblée générale des Nations unies.
- Rafael Grossi – directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), originaire d'Argentine.
- Rebecca Greenspan – ancienne vice-présidente du Costa Rica.
- Olara Otunu – originaire d'Ouganda.
- Caroline Rodriguez Birkett – ancienne ministre des Affaires étrangères de la Guyane.
- Macky Sall – ancien président du Sénégal.
Comment le secrétaire général des Nations Unies est-il élu ?
Bien que le Secrétaire général des Nations Unies soit finalement nommé par l'Assemblée générale des Nations Unies, c'est le Conseil de sécurité des Nations Unies qui définit le processus de sélection.
Le Conseil de sécurité compte 15 membres, dont cinq membres permanents et dix membres non permanents.
Pour être élu secrétaire général, un candidat doit obtenir au moins neuf des 15 voix des membres du Conseil de sécurité.
De plus, le candidat ne doit faire l'objet d'aucune opposition de la part de l'un des cinq membres permanents, à savoir les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et la Chine. Chacun de ces cinq membres permanents a le pouvoir d'exercer son droit de vote décisif, ou droit de veto, et de bloquer la nomination du candidat.
C'est pourquoi l'élection du secrétaire général des Nations unies n'est pas seulement une compétition entre candidats, mais aussi un indicateur du niveau de consensus entre les grandes puissances mondiales.
L'opposition d'un membre permanent du Conseil de sécurité peut bloquer un candidat et réduire à néant ses chances d'être élu.
Lorsque le Conseil de sécurité parvient à un accord sur un candidat, le nom de celui-ci est soumis à l'Assemblée générale des Nations unies. Cette étape est souvent considérée comme purement formelle, car l'Assemblée générale approuve généralement le candidat recommandé par le Conseil de sécurité.
Qui sont les favoris dans la course au poste de secrétaire général des Nations unies ?
Le candidat Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a fait l'objet d'une attention particulière ces dernières années en raison de son rôle dans la gestion de la question du programme nucléaire iranien.
Lors d'une séance de questions-réponses avec les candidats au poste de secrétaire général, organisée au siège des Nations unies, M. Grossi a évoqué son expérience en matière de gestion des crises internationales.
"Au sein de cette organisation, malgré les guerres et les conflits, nous avons dialogué avec les dirigeants de tous les camps et avons été acceptés en tant que médiateurs. C'est là le rôle que les Nations Unies peuvent jouer."
Toutefois, d'après les résultats du premier tour de scrutin, c'est Rebecca Greenspan, du Costa Rica, qui semblait bénéficier du plus grand soutien. Dans son discours, elle a souligné le déclin de la confiance internationale dans la capacité des Nations unies à maintenir la paix, ainsi que l'importance de rétablir la confiance dans cette institution.
Caroline Rodriguez Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères de la Guyane, semble également figurer parmi les principaux candidats en lice.
L'ONU va-t-elle élire sa première femme secrétaire générale ?
Depuis la création des Nations Unies, l'organisation a connu neuf secrétaires généraux, qui ont tous été des hommes.
Cependant, cette fois-ci, quatre des sept candidats sont des femmes, et de nombreux pays estiment que, 80 ans après la création des Nations unies, le moment est venu de confier le poste le plus élevé de l'organisation à une femme.